La Bretagne porte une histoire ancienne et forte, marquée par l’unification de ses royaumes, des batailles décisives, des souverains illustres et des textes fondateurs ; De l’Armorique des premiers siècles au duché médiéval, elle a façonné au fil du temps son territoire, ses institutions et son identité propre ;
Cette page retrace les grandes étapes de ce parcours : les frontières historiques, les neuf pays bretons traditionnels, la Bretagne au temps des rois, ainsi qu’une chronologie détaillée des événements majeurs, des origines jusqu’à aujourd’hui ;
2023
14 septembre 2023 - Proclamation au Tribunal de Vannes de l'abrogation de l'édit français de 1532 par le Conseil National de Transition Breton, qui est une voie juridique strictement légitime pour acter la souveraineté bretonne et lancer le début de la décolonisation. La déclaration D.U.C. de Bretagne©® ambassadeurs du CNTB met en place l’État Vivant Breton
2021
L’association de fait Duc de Bretagne a mis en place des ambassadeurs, dans le respect du traité de 1499, qui ont déposé le CNTB (Conseil National de Transition Breton) le 15 juillet 2021 à l’ONU. Le CNTB a ensuite crée l’État Vivant Breton, ce qui permet à tous les Vivants Bretons de posséder de manière équitable le titre de propriété de la Bretagne, selon le traité de 1499 signé à Nantes, capitale politique de la Bretagne, entre la Duchesse Anne de Bretagne et le Roi Louis XII. Le CNTB a avisé de son existence le secrétaire, le vice-secrétaire, les quinze pays du Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi que d’autres pays, par l’envoi de documents tamponnés avec le sceau et auto-graphés avec les empreintes des ambassadeurs dits D.U.C. de Bretagne©®
1789
Dans le brouhaha de la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée Constituante, sous la présidence du Député rennais Isaac Le Chapelier (Club breton, futur Club des Jacobins) abolit les privilèges des provinces et des systèmes féodaux. Ainsi, la Bretagne va perdre progressivement toutes les particularités qui définissent son identité
1532
Depuis près de cinq siècles, les instances régaliennes françaises s’appuient sur la signature bilatérale d’un traité communément appelé « traité de 1532 », conclu entre le Roi François 1er et les représentants plénipotentiaires bretons. Rien n’est plus faux, malgré la menace et la corruption, les représentants bretons ont refusé de signer le document, laissant le Roi de France sur sa faim. Il se contentera d’un édit (décision unilatérale) qui n’a aucune valeur juridique en Droit International. De facto, la Bretagne n’est en réalité pas « rattachée » à la France, même si c’est le contraire qui est enseigné de nos jours dans les écoles de la République
1499
Alors veuve de son premier mari Charles VIII, Anne de Bretagne profite du décès de celui-ci pour rendre à son duché toutes les prérogatives qu’il avait perdu après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier et son mariage avec le fils de Louis XI. Habile politicienne et tacticienne, elle renforce le pouvoir ducal et contraint son prétendant, le futur Louis XII, à accepter ses nouvelles dispositions comme clauses du futur contrat de mariage. Ce dernier prévoit 13 clauses pour rétablir la souveraineté sur le Duché de Bretagne et garantir ses droits et libertés
1491
Sous la pression des pairs du royaume de France, du Roi et avec l’accord du Pape, Anne de Bretagne doit annuler le mariage qu’elle avait contracté avec Maximilien d’Autriche en 1490. À 14 ans, elle se voit contrainte d’épouser le Roi de France Charles VIII en secondes noces. De fait, la Bretagne passe dans le giron français. Par un coup du sort incroyable, ce mariage prend fin 7 années plus tard et permet à l’héritière des Monforts de rebattre les cartes du destin de son duché en sa faveur
1488
À l’issue d’une guerre sanglante et destructive, la Bretagne et la France parviennent au paroxysme du conflit sur le site de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488 ; la défaite bretonne y est totale et les quelques cités adhérentes à l’État Indépendant de Bretagne tombent petit à petit ; certaines élites bretonnes trahissent le duché. Le Duc François II meurt de chagrin, en laissant une orpheline de 11 ans tenir les rênes du duché : Anne de Bretagne
1364
Déclenchée en 1341 sur fond de guerre de Cent Ans, cette guerre civile va opposer le camp des Penthièvres, soutenu par la France, à celui des Monforts, supporté par l’Angleterre, et c’est ce dernier qui finira par l’emporter. S’en suivra l’installation d’une dynastie qui réussira l’impensable : l’établissement d’un Etat souverain indépendant
939
Alain Barbetorte (petit fils d’Alain le Grand) et ses alliés débarrassent l’Europe occidentale des incursions Vikings à la bataille de Trans-la-Forêt près de Rennes. Cette action, aboutissement d’une périlleuse reconquête, permet à la Bretagne de recouvrer calme et tranquillité, en lui assurant une prospérité salvatrice
845
Même si cette bataille n’est pas la plus significative en terme stratégique, la cinglante défaite de Charles Le Chauve à Ballon, près de Redon, face à Nominoë (que l’on appellera plus tard « Tad ar Vro » : Père de la Nation), est une victoire bretonne qui va produire un impact considérable sur le moral des troupes, les amenant à s’agréger autour de leur nouveau chef. Avec son fils Erispoë, ils emporteront d’autres victoires qui permettront aux Bretons de négocier dans les conditions les plus favorables les limites de leur territoire de manière exponentielle
Vers 810
Auparavant constituée de trois royaumes distincts qui se côtoyaient (la Domnonée, la Cornouaille, le Broërec), la Bretagne va devenir une entité compacte sous l’impulsion du Roi Morvan, originaire du Centre-Bretagne actuel, vraisemblablement la région de Priziac. Le souverain breton remporte une bataille historique à Priziac contre l’Empereur Louis Le Pieux en 814, avant d’être défait 4 ans plus tard sur le même site en 818. Il sera décapité sur place, et sa famille déportée dans l’actuelle Allemagne à Aix-la-Chapelle ; dans cet exode forcé se trouve son fils, Nominoë
560
Le délitement de l’Empire Romain va correspondre aux grandes périodes de migrations et d’invasions barbares sur l’ensemble du vieux continent. Deux courants migratoires successifs vont alimenter la péninsule armoricaine depuis les Îles de la Manche, tout d’abord militaire dès le 3ème siècle, puis chrétien à partir du 5ème siècle. Ces mouvements de Bretons et d’Irlandais vont façonner l’Armorique en un nouveau Pays du point de vue agricole et administratif, consubstantiellement à une nouvelle religion, le christianisme dit celtique
Avant 560
Le massif armoricain connait une continuité culturelle depuis des millénaires à travers de nombreux Peuples autochtones d'Armorique, dits également Celtes